Sentinel-6B vole désormais à seulement trente secondes de son prédécesseur Sentinel-6 Michael Freilich. Cette configuration permet aux chercheurs de comparer directement leurs mesures et d’améliorer le suivi de l’océan pendant un épisode El Niño annoncé comme particulièrement important.
Deux satellites séparés de seulement trente secondes
Les deux appareils appartiennent à la mission Copernicus Sentinel-6/Jason-CS. Ils utilisent un altimètre radar qui envoie des milliers d’impulsions vers les vagues afin de mesurer la hauteur de la mer, mais aussi la taille des vagues et la vitesse des vents marins.
Le vol rapproché sert d’abord à vérifier que Sentinel-6B produit des données cohérentes avec celles de son prédécesseur. Il doit ensuite devenir le satellite de référence pour les mesures mondiales du niveau des océans.
La hauteur de la mer révèle la chaleur de l’océan
L’eau chaude se dilate, ce qui modifie localement la hauteur de la surface. Les cartes altimétriques permettent donc d’estimer la quantité de chaleur stockée sous un cyclone, l’un des facteurs capables d’alimenter son renforcement.
Pendant El Niño, la chaleur du Pacifique se déplace vers l’est et perturbe les régimes météorologiques. Les mesures satellitaires aident à suivre cette redistribution et à intégrer son influence dans les modèles de prévision.
Une intensification parfois très rapide
Une tempête tropicale peut évoluer pendant plusieurs jours, mais un ouragan est parfois capable de gagner rapidement en puissance durant les quarante-huit heures précédant son arrivée sur les côtes. Cette courte fenêtre complique les décisions d’évacuation et de mobilisation des secours.
Sentinel-6B fournit depuis juillet des données à faible latence. Leur intégration progressive dans les modèles doit améliorer l’estimation de la vitesse et de l’ampleur de cette intensification.
Une coopération entre agences américaines et européennes
La mission réunit l’ESA, EUMETSAT, la NASA, la NOAA, l’Union européenne et le CNES. Elle prolonge une série de mesures commencée avec TOPEX/Poseidon en 1992.
Cette continuité est essentielle pour comparer les océans sur plusieurs décennies. Les données servent à la prévision des tempêtes, mais aussi au suivi du niveau marin, à la protection des infrastructures côtières et à certaines activités comme la navigation commerciale.
Source officielle et crédit image : NASA JPL — étude officielle des ouragans avec Sentinel-6.
