← Toutes les actualités

Infrastructure

Habitat : comment OpenAI stocke les données de plus d’un milliard d’utilisateurs

OpenAI détaille Habitat, une plateforme distribuée qui sert plus de 70 millions de requêtes par seconde et stocke plus de 500 pétaoctets de données.

Par Rédaction AUVR Studio2 min de lecture
Schéma officiel de la plateforme de stockage Habitat d’OpenAI

OpenAI a publié le 11 septembre 2026 un retour d’expérience sur Habitat, sa plateforme de stockage en ligne. Ce système fournit les données nécessaires lorsqu’un utilisateur se connecte, ouvre ses réglages Codex ou démarre une conversation dans ChatGPT. Derrière une action apparemment simple, plusieurs lectures doivent être réalisées rapidement et de façon fiable.


Une plateforme devenue essentielle


Habitat a commencé en 2023 comme une bibliothèque Python reliée à une base de données unique pour prendre en charge les GPT personnalisés. Avec la multiplication des produits et des services internes, cette architecture a évolué vers une couche commune capable de gérer le cache, l’autorisation, la résidence des données, le chiffrement, l’isolation entre clients et la limitation du trafic.


Cette centralisation permet aux équipes produit de ne pas reconstruire ces fonctions pour chaque application. Elle impose en retour une forte exigence de disponibilité : une panne ou un ralentissement de la plateforme peut affecter de nombreux services simultanément.


Plus de 70 millions de requêtes par seconde


Selon OpenAI, Habitat traite désormais plus de 70 millions de requêtes par seconde. La plateforme dessert des produits utilisés chaque semaine par plus d’un milliard de personnes, dans près de 40 régions, et donne accès à plus de 500 pétaoctets de données.


Ces chiffres illustrent la différence entre entraîner un modèle et exploiter un service mondial. La qualité d’une réponse dépend aussi de l’accès aux comptes, aux paramètres, aux conversations et aux outils associés, avec des délais assez courts pour que l’interface reste fluide.


Du client Python au service distribué


Lorsque Habitat n’était qu’une bibliothèque intégrée dans chaque application, les changements de protocole devenaient difficiles à déployer. OpenAI l’a donc transformée en service indépendant, placé entre les applications et plusieurs technologies de stockage comme Azure Cosmos DB, Valkey ou le stockage d’objets.


Le système privilégie des lectures simples et bornées. Les analyses plus complexes sont dirigées vers des vues secondaires afin d’éviter qu’une requête coûteuse ne ralentisse le trafic principal. Ce choix limite certaines possibilités, mais protège la fiabilité globale.


Un passage à Rust pour gagner en efficacité


En 2026, deux ingénieurs, aidés de Codex et de GPT-5.5, ont réécrit le service de Python vers Rust. OpenAI indique que cette version gère déjà 95 % du trafic de production, avec une efficacité processeur multipliée par six et une consommation mémoire quinze fois inférieure.


Ces résultats proviennent de l’entreprise et devront être lus dans leur contexte technique. Ils montrent néanmoins que l’essor de l’IA dépend autant des bases de données, des réseaux et de l’optimisation logicielle que des performances des modèles eux-mêmes.


Source officielle et crédit image : OpenAI — présentation technique de Habitat.