La NASA lance un appel à propositions pour combler plusieurs manques technologiques avant l’installation durable d’activités humaines près du pôle Sud de la Lune. L’agence souhaite accélérer des solutions capables de fonctionner dans un environnement froid, poussiéreux et éloigné des chaînes logistiques terrestres.
Produire et stocker l’énergie sur place
Le premier axe concerne des panneaux solaires verticaux, associés à des systèmes de gestion, de distribution et de stockage de l’électricité. Leur hauteur peut aider à capter la lumière lorsque le relief projette de longues ombres dans les régions polaires.
La NASA s’intéresse également aux générateurs Stirling à radio-isotope. Ces équipements transforment la chaleur d’un matériau radioactif en électricité et peuvent alimenter des systèmes dans des zones sombres ou très isolées où le solaire devient difficile.
Extraire l’oxygène du régolithe lunaire
Une autre priorité consiste à récupérer l’oxygène chimiquement lié aux roches et à la poussière qui couvrent la surface. Cet oxygène pourrait servir au soutien de la vie ou entrer dans la production de carburants, réduisant la quantité de matière à transporter depuis la Terre.
La difficulté ne réside pas seulement dans l’extraction en laboratoire. Les machines devront résister au vide, aux variations extrêmes de température et à une poussière abrasive, tout en consommant le moins d’énergie possible.
Fabriquer davantage sans dépendre de la Terre
L’appel vise aussi la fabrication avancée dans l’espace. Produire des pièces, des outils ou certains matériaux au plus près des missions permettrait de diminuer la dépendance aux ravitaillements et d’adapter rapidement les équipements.
Un cinquième axe porte sur les nanomatériaux. La NASA veut améliorer leur disponibilité et leur qualité pour des usages scientifiques, industriels ou structurels liés à l’exploration lunaire.
Une compétition ouverte à plusieurs types d’équipes
Le programme prévoit une concurrence ouverte entre entreprises, universités, organismes sans but lucratif et partenaires internationaux intégrés à des équipes dirigées depuis les États-Unis. Les démonstrations et les données techniques pourront orienter de futurs contrats.
L’objectif n’est pas de choisir immédiatement une architecture définitive. Il s’agit de faire mûrir plusieurs solutions, de tester leur viabilité et de réduire les risques avant les prochaines étapes du programme lunaire.
Source officielle et crédit image : NASA — appel officiel pour les technologies de surface lunaire.
