Le 16 octobre 2026, la GSMA a présenté à Antananarivo un rapport consacré à l’économie numérique malgache. L’organisation, qui représente l’industrie mobile, recommande d’agir sur le prix des téléphones, les réseaux ruraux, la fiscalité du secteur et les services donnant envie de se connecter. Il s’agit de propositions, pas de mesures gouvernementales déjà adoptées. [1]
Quatre priorités, pas encore des décisions publiques
La GSMA distingue la présence d’un réseau de son utilisation effective : le coût des équipements et les compétences numériques restent des obstacles. Elle suggère notamment de mieux coordonner les investissements dans l’électricité et les télécommunications. Les bénéfices annoncés pour les prochaines années reposent sur des scénarios de réforme ; ils ne constituent donc pas des résultats acquis. [1]
Le numérique ne se résume pas au réseau
Cette discussion s’inscrit dans une trajectoire plus ancienne. Dans une présentation publiée en août 2025, l’International Trade Administration américaine décrivait le Plan stratégique du numérique 2023-2028 de Madagascar. Celui-ci associe le développement des télécommunications à la transformation des services publics et à une économie numérique plus inclusive. Ce document sert ici de contexte : ce n’est pas une nouvelle annonce d’octobre. [2]
Le panorama évoquait aussi le commerce en ligne, les services financiers numériques et les prestations réalisées à distance. Ces usages aident à comprendre l’enjeu : connecter un territoire ne suffit pas à rendre un service utilisable. Pour une entreprise ou un particulier, l’intérêt dépend aussi de ce qu’il devient possible de faire avec cette connexion. [2]
À Toamasina, un exemple concret de services connectés
Un projet décrit par la Banque mondiale le 5 mai 2026 illustre cette articulation. Après le cyclone Gezani, des espaces numériques alimentés par énergie solaire ont été déployés sur le campus de Barikadimy, à Toamasina. Quatre pôles équipés d’ordinateurs connectés, de Wi-Fi gratuit et d’espaces partagés ont été mis en place pour soutenir la reprise des activités universitaires. [3]
Le dispositif associe ainsi plusieurs éléments habituellement présentés séparément : une alimentation électrique, des terminaux, une connexion et un lieu de travail. Pour les étudiants, le bénéfice attendu n’est pas simplement de voir apparaître un indicateur de réseau sur un écran, mais de retrouver un accès aux cours, aux ressources de recherche et aux outils d’apprentissage. Cet exemple local ne prouve toutefois pas que la même solution puisse être déployée partout à la même échelle. [3]
Ce qu’il faudra suivre
Pour apprécier la suite de ces propositions, il faudra distinguer les engagements annoncés, les équipements réellement installés et les services effectivement utilisés. Une amélioration de la couverture et une progression des usages répondent à des questions différentes : où peut-on se connecter, et qui peut réellement en profiter ?
Sources
[1] GSMA — Annonce sur l’inclusion numérique à Madagascar, 16 octobre 2026. Consultée le 17 octobre 2026.
[2] International Trade Administration — Contexte de l’économie numérique malgache, 4 août 2025. Consulté le 17 octobre 2026.
[3] Banque mondiale — Énergie et connectivité à l’université de Toamasina, 5 mai 2026. Consulté le 17 octobre 2026.
Crédit photographique
Photo d’illustration d’archive, sans lien avec l’événement à Madagascar : bohed / Pixabay, via Océanos y dados et Wikimedia Commons, 31 mars 2015. Image originale — CC0 1.0. Fichier de 1280 × 853 pixels, sans recadrage ni retouche par notre rédaction.
