L’essentiel
Publiée en février 2026, la loi n° 26-02 établit en Algérie un cadre consacré aux services de confiance pour les transactions électroniques et à l’identification électronique. Le texte constitue une étape importante pour sécuriser les échanges numériques entre citoyens, administrations et entreprises.Deux notions au cœur du texte
L’identification électronique permet de vérifier qu’une personne ou une organisation est bien celle qu’elle affirme être lorsqu’elle utilise un service en ligne. Les services de confiance couvrent, plus largement, les mécanismes qui renforcent l’authenticité, l’intégrité et la traçabilité des échanges numériques.Dans la pratique, ce cadre peut soutenir des démarches administratives à distance, la signature de documents et l’accès sécurisé aux plateformes. Les modalités concrètes dépendront toutefois des textes d’application, des solutions techniques retenues et des autorités chargées de leur supervision.
Un enjeu de confiance numérique
La numérisation ne repose pas uniquement sur la mise en ligne de formulaires. Elle exige une identité fiable, une protection des données et des responsabilités clairement définies. Un cadre juridique lisible peut faciliter l’adoption des services publics numériques et réduire les risques de fraude ou d’usurpation.Pour les entreprises, l’enjeu concerne aussi la simplification des contrats, des échanges avec l’administration et des parcours clients. L’interopérabilité entre systèmes sera déterminante pour éviter la multiplication de comptes et de procédures incompatibles.
Ce qu’il faudra observer
Les prochaines étapes porteront sur les normes techniques, la certification des prestataires, la protection des utilisateurs et l’accessibilité des services. La réussite se mesurera à la simplicité d’usage autant qu’au niveau de sécurité.Les garanties attendues par les usagers
Une identité électronique utile doit être simple à activer, reconnue par plusieurs services et protégée contre l’usurpation. Les citoyens doivent comprendre quelles informations sont partagées, pour quelle démarche et pendant combien de temps. Un moyen accessible de signaler une erreur ou une utilisation suspecte est également indispensable.
La confiance dépendra de mesures visibles : authentification solide, journal des accès, récupération sécurisée et assistance en cas de perte. Les administrations et entreprises devront limiter les données demandées au strict nécessaire. Des audits, des tests d’accessibilité et des explications publiques sur les responsabilités de chaque acteur contribueront à transformer le cadre légal en service fiable et réellement adopté.
Source : Ministère de la Poste et des Télécommunications, rubrique Lois et ordonnances, loi n° 26-02 du 17 février 2026. Consulter la source ↗
