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Confidentialité

Google confie sa bibliothèque de preuves à divulgation nulle à la Linux Foundation

Google donne la gouvernance de sa bibliothèque Longfellow ZKP à la Linux Foundation Europe pour accélérer des identités numériques interopérables et respectueuses de la vie privée.

Par Rédaction AUVR Studio2 min de lecture
Illustration officielle de Google consacrée aux preuves à divulgation nulle de connaissance

Prouver une information sans tout révéler

Une preuve à divulgation nulle de connaissance permet de démontrer qu’une affirmation est vraie sans transmettre les données qui la justifient. Une personne peut, par exemple, prouver qu’elle dépasse un âge minimal sans communiquer sa date de naissance complète.Ce principe intéresse particulièrement les portefeuilles d’identité numérique. Il réduit la quantité d’informations personnelles partagées avec chaque service et limite les conséquences d’une collecte excessive.

Longfellow passe sous gouvernance ouverte

Google transfère sa bibliothèque Longfellow ZKP à la Post-Quantum Cryptography Alliance, hébergée par la Linux Foundation Europe. Le projet avait déjà été publié en open source, mais cette nouvelle étape lui donne une gouvernance indépendante du seul fournisseur.Une structure neutre doit faciliter l’audit du code, les contributions extérieures et l’adoption par différents fabricants, navigateurs et portefeuilles. Google indique qu’il continuera à soutenir le développement du projet.

Préparer les identités à l’ère quantique

La bibliothèque vise des usages résistants aux futures capacités de calcul quantique. L’objectif est de construire des preuves privées qui restent fiables lorsque les techniques cryptographiques traditionnelles deviennent plus vulnérables.Cette préparation compte pour des documents destinés à durer, comme les identités officielles ou les justificatifs professionnels. Les standards ouverts évitent qu’un seul acteur contrôle le format et ses évolutions.

L’interopérabilité sera le véritable test

La technologie n’aura d’impact que si elle fonctionne entre appareils, navigateurs, administrations et services privés. La Linux Foundation peut fournir un lieu commun où ces acteurs alignent leurs implémentations.Il faudra néanmoins vérifier les audits, les performances et la facilité d’intégration. Le transfert annoncé crée un cadre favorable, mais le succès dépendra de standards largement adoptés et d’applications réellement compréhensibles par le public.Source officielle et crédit image : Google Blog — donation de Longfellow ZKP à la Linux Foundation Europe.