easyJet a annoncé le 26 octobre 2026 son choix de Starlink pour proposer, pour la première fois, un accès Internet à bord. Les installations doivent commencer au premier semestre 2027 et s’achever début 2028. [1]
Un déploiement sur trois types d’Airbus
Le programme concerne les A320, A320neo et A321neo. La compagnie envisage un accès depuis les appareils personnels des passagers, pour naviguer, regarder des vidéos ou jouer en ligne. Ces usages constituent les possibilités annoncées, encore à confronter au fonctionnement du service en cabine. [1]Derrière le Wi-Fi, une liaison par satellite
Starlink présente son offre aéronautique comme une connexion à haut débit associée à un équipement embarqué. Dans sa documentation commerciale, le fournisseur indique que son kit Aviation Performance peut atteindre 1 Gbit/s en réception. Ce chiffre décrit un maximum annoncé pour cet équipement ; il ne permet pas de promettre un tel débit à chaque passager d’easyJet. [2]Le fournisseur précise d’ailleurs que les vitesses maximales ne sont pas garanties et que la congestion du réseau peut ralentir la connexion. L’intérêt concret du système dépendra donc du service effectivement déployé, au-delà des capacités mises en avant dans sa présentation commerciale. [2]
La réactivité compte aussi. Dans une note technique de contexte, Starlink définit la latence comme le temps nécessaire à l’aller-retour d’une donnée entre le routeur et Internet. Un délai réduit rend une page ou une application interactive plus réactive ; augmenter seulement le débit ne résout pas tous les temps d’attente. [3]
Cette même documentation distingue plusieurs sources de délai : le trajet radio, les liaisons terrestres, l’acheminement entre satellites et l’organisation des transmissions lorsque plusieurs utilisateurs partagent le réseau. Elle aide à comprendre la technologie, mais ne constitue pas une mesure des performances du futur service d’easyJet. [3]
Les conditions d’accès restent à préciser
Le communiqué ne précise ni le prix pour le passager ni les premières lignes équipées. Le calendrier annoncé ne signifie donc pas que tous les vols bénéficieront de la connexion dès le lancement. [1]L’arrivée d’Internet ne dispense pas non plus de suivre les consignes à bord. L’autorité britannique de l’aviation civile rappelle que les appareils doivent rester en mode avion, sauf indication contraire de l’équipage, et que l’usage du Wi-Fi dépend de la compagnie. Pour le voyageur, la disponibilité du service et ses modalités devront être vérifiées pour le vol concerné. [4]
