Le 27 octobre 2026, le régulateur congolais ARPCE a annoncé des perturbations télécoms liées au manque d’électricité et de gasoil. Le problème touche notamment les appels, Internet et le Mobile Money. [1]
Des batteries qui ne peuvent pas tout couvrir
L’ARPCE rapporte neuf heures quotidiennes de desserte électrique en moyenne, pour six heures d’autonomie des batteries. Les groupes électrogènes manquent de carburant. Les 550 antennes gérées par Helios Towers nécessiteraient environ 100 000 litres par semaine, selon les données recueillies par le régulateur. [1]Ces données ne constituent pas un horaire de coupure valable pour chaque quartier. Elles décrivent les limites des moyens de secours. Une batterie stocke de l’énergie ; elle doit être rechargée. Un groupe électrogène transforme du carburant en électricité ; sa présence seule ne garantit donc pas une alimentation continue.
Les services dépendent de toute une chaîne
L’ARPCE décrit des interruptions de service et des débits dégradés. Elle signale aussi un effet de cascade : les infrastructures rurales dépendent d’équipements centraux eux-mêmes affectés. [1]Le problème dépasse la seule présence d’une antenne. Dans son étude de 2023 sur l’Afrique subsaharienne, la GSMA souligne que les coupures prolongées détériorent la disponibilité des réseaux. Les opérateurs interrogés recourent davantage au diesel, aux batteries et au solaire sur site pour maintenir les connexions. Ces solutions demandent toutefois des investissements, de la place et de la maintenance ; le vol et le vandalisme peuvent également en réduire l’efficacité. [2]
Pour un utilisateur, une application fonctionnelle et un téléphone chargé ne suffisent donc pas si le réseau qui les relie au service est privé d’énergie. C’est particulièrement sensible pour les activités qui nécessitent une connexion au moment de l’opération. Il s’agit ici d’une explication du fonctionnement, sans estimation du nombre de transactions affectées.
Rétablir le service, puis réduire la dépendance
À court terme, l’ARPCE indique travailler avec la Société nationale des pétroles du Congo sur l’approvisionnement. Elle ne donne pas de date ferme de retour à la normale. [1]À plus long terme, la GSMA distingue le secours d’urgence d’une alimentation fiable et abordable. Son rapport appelle à renforcer les réseaux électriques et l’accès aux renouvelables par la coopération entre pouvoirs publics et entreprises. Ce cadre régional ne prouve pas qu’une solution est déjà déployée au Congo : il montre pourquoi la qualité des télécommunications se joue aussi dans la politique énergétique. [2]
Sources
[1] ARPCE Congo — Communiqué sur les perturbations, 27 octobre 2026.[2] GSMA — Énergie et réseaux mobiles en Afrique subsaharienne, 12 octobre 2023, rapport de contexte. Sources consultées le 28 octobre 2026.
Photo d’illustration et d’archive : groupe électrogène diesel photographié aux Pays-Bas en 2010, sans lien avec un site télécom congolais. Photographe : Kees Wesselius — Original de la photographie — Conditions de réutilisation : domaine public, déclaré par l’auteur. Fichier importé sans recadrage éditorial ; présentation adaptée au cadre du site.
