L’Algérie a atteint le seuil de quatre millions de foyers raccordés à la fibre optique jusqu’au domicile, ou FTTH. Une cérémonie consacrée à ce cap s’est tenue le 11 octobre 2026 au siège d’Algérie Télécom, sous la présidence du ministre de la Poste et des Télécommunications, Sid Ali Zerrouki, selon l’APS. L’annonce marque une nouvelle étape du déploiement de l’internet fixe dans le pays. [1]
La fibre jusqu’au logement, pas seulement jusqu’au quartier
Le sigle FTTH désigne une liaison optique qui arrive chez l’abonné. Le ministère décrit un réseau utilisant la fibre de bout en bout entre le nœud de raccordement et le domicile. Il ne suffit donc pas qu’une artère du quartier soit équipée : le raccordement final fait partie de la chaîne. [2]Cette évolution s’inscrit dans une migration progressive des accès utilisant le cuivre. Le ministère présente la modernisation du réseau et le raccordement des nouveaux pôles urbains comme deux volets complémentaires. Sa page de référence faisait état de plus de 1,7 million de foyers raccordés à la fin de 2024. Le nouveau cap annoncé donne ainsi un point de comparaison sur l’extension du parc, sans constituer à lui seul une mesure de couverture de chaque commune. [1][2]
Ce que cette technologie peut améliorer
Selon le ministère, la fibre vise des débits plus élevés, une meilleure disponibilité et une latence réduite. La latence correspond au délai de transmission, un critère différent de la quantité de données transférées par seconde. L’objectif n’est donc pas seulement d’accélérer un téléchargement : la réactivité d’un échange compte aussi. [2][4]Ces caractéristiques sont importantes lorsqu’un foyer cumule plusieurs usages numériques. Mais une infrastructure plus performante ne permet pas de déduire automatiquement le résultat de chaque connexion. Le nombre de raccordements annoncé ne renseigne ni le débit constaté chez un abonné particulier, ni la qualité de tous les services qu’il utilise.
À domicile, le Wi-Fi reste un maillon distinct
Une liaison fibre et une liaison Wi-Fi ne désignent pas la même partie du trajet. Pour profiter de son accès, l’installation à l’intérieur du logement mérite donc de l’attention. Dans sa fiche pratique, le régulateur français Arcep rappelle que les murs et les obstacles atténuent le signal radio. Il recommande un emplacement central, dégagé et, si possible, en hauteur pour la box. [3]Un répéteur peut aider à desservir une pièce éloignée, à condition de recevoir lui-même un signal suffisant. Le placer dans une zone déjà mal couverte limite son intérêt. Ces conseils techniques généraux n’équivalent pas à une offre commerciale algérienne : les fonctions disponibles dépendent du matériel fourni et de sa configuration. [3]
Lire les performances au-delà d’un seul chiffre
L’Arcep distingue notamment les débits montant et descendant, la latence et la gigue, c’est-à-dire les variations du délai. Elle souligne également que le Wi-Fi ou les usages simultanés d’autres appareils peuvent influencer un test de vitesse. Un résultat isolé ne suffit donc pas toujours à localiser l’origine d’un ralentissement. [4]
Le cap des quatre millions documente l’extension du FTTH. Pour l’utilisateur, l’enjeu complémentaire reste la qualité du service dans son logement. Ces deux dimensions doivent être lues ensemble, sans transformer une progression nationale en promesse individuelle de débit.
Sources
[1] APS — Le cap des quatre millions, 11 octobre 2026.[2] Ministère de la Poste et des Télécommunications —
La migration vers la fibre, page de contexte, date non précisée.[3] Arcep —
Améliorer son Wi-Fi, 24 juillet 2025, mise à jour le 10 septembre 2026.[4] Arcep —
Mesurer la qualité d’internet, page de contexte mise à jour le 10 septembre 2026.Sources consultées le 12 octobre 2026.
Crédit photographique
Photo d’illustration d’archive : câble optique, Alexceltare2, 30 décembre 2022.
Photographie originale sous
licence CC BY-SA 4.0. Fichier de 992 × 768 pixels, sans recadrage ni redimensionnement supplémentaire avant import. Cette image ne représente pas une installation d’Algérie Télécom.