Le ministère de la Poste et des Télécommunications a annoncé, le 24 octobre 2026, une campagne de prévention des escroqueries sur Internet, prévue du 25 au 30 octobre. L’opération invite les usagers à vérifier les sollicitations reçues et à protéger leurs données, notamment lorsqu’un message prétend provenir d’un service postal ou bancaire. [1][2]
Le faux message qui demande la clé du compte
Le risque visé est facile à comprendre : un message reprend l’apparence d’un organisme connu et pousse son destinataire à communiquer une information confidentielle. C’est l’hameçonnage, aussi appelé phishing. Le piège repose sur l’identité empruntée à une institution de confiance ; il peut arriver par courriel, par SMS ou par téléphone. L’objectif est de récupérer des identifiants ou des données bancaires pour les utiliser frauduleusement. [3]Dans les recommandations relayées par le quotidien An Nasr, le ministère met en garde contre les liens qui réclament des renseignements personnels. Il rappelle que les services postaux et les banques ne demandent pas ces informations par SMS. Vérifier l’expéditeur et repérer les anomalies du message font partie des premiers réflexes proposés. [2]
Vérifier la demande par un autre chemin
Une demande urgente ne doit pas décider à la place de l’usager. Exemple pédagogique : si un SMS annonce le blocage d’un compte et propose un lien pour le réactiver, mieux vaut ouvrir soi-même le service officiel ou contacter l’établissement avec ses coordonnées habituelles. Cela permet de vérifier la demande sans passer par l’adresse fournie dans le message suspect. Ce principe de vérification indépendante figure dans les conseils de Cybermalveillance.gouv.fr. [3]La campagne recommande également des mots de passe robustes, la mise à jour des logiciels de sécurité et l’activation de la vérification en deux étapes lorsqu’elle est proposée. Le ministère insiste sur le recours aux numéros officiels des institutions en cas de doute. Ces habitudes se complètent : elles protègent l’accès au compte tout en réduisant le risque de remettre volontairement ses données à un faux interlocuteur. [2]
Une campagne de prévention, pas un bilan des fraudes
Les éléments consultés annoncent une action de sensibilisation. Ils ne donnent ni un montant national des pertes, ni un nombre de victimes, ni un résultat mesuré de cette campagne. On ne peut donc pas en déduire une hausse chiffrée des escroqueries en Algérie ou une baisse attendue grâce à l’opération.Si un mot de passe a déjà été communiqué, le réflexe technique recommandé est de le changer depuis le service officiel, ainsi que sur les autres comptes où il était réutilisé. Conserver le message reçu peut aussi aider à documenter l’incident. La campagne s’achève le 30 octobre ; la vérification des sollicitations doit, elle, devenir une pratique quotidienne. [2][3]
Sources
[1] APS — Annonce de la campagne, 24 octobre 2026, d’après le communiqué du ministère. Consultée le 25 octobre 2026.[2] An Nasr — Calendrier et recommandations, page datée du 24 octobre 2026. Consultée le 25 octobre 2026.
[3] Cybermalveillance.gouv.fr — Comprendre l’hameçonnage, publié le 10 janvier 2020, mis à jour le 7 mai 2026. Source de contexte technique, consultée le 25 octobre 2026.
