Le salon Kahraba Expo 2026 s’est clôturé le 15 octobre à Alger, après trois jours consacrés à l’électricité et aux énergies renouvelables. Au-delà des équipements exposés, cette deuxième édition a donné une place aux solutions de stockage et à la gestion numérique de l’énergie. L’enjeu : mieux utiliser l’électricité disponible, pas seulement en produire davantage. [1]
Un salon achevé, des solutions à suivre
Organisée au Palais des expositions des Pins maritimes, la manifestation a réuni entreprises et acteurs de la recherche autour de ces transformations. Sa clôture constitue l’actualité du jour précédent ; les exemples techniques ci-dessous avaient été présentés pendant le salon et décrits par l’APS dès le 14 octobre. Il ne s’agit donc pas de nouveaux lancements commerciaux annoncés aujourd’hui. [1][2]
Mesurer la consommation avant d’agir
Parmi les solutions rapportées par l’APS, l’entreprise oranaise Refratech présente Taqa Contrôle. Ce dispositif associe un logiciel à un équipement relié au réseau électrique. Selon son dirigeant, il permet de suivre la consommation en temps réel, d’intervenir à distance et de recevoir des alertes, notamment pour anticiper les pointes. Ce sont des capacités déclarées par l’entreprise, et non des résultats d’un essai indépendant. [2]
Le Centre de recherche en technologie des semi-conducteurs pour l’énergétique, ou CRTSE, a également présenté des prototypes de batteries au lithium. Son représentant les décrit comme conçus et fabriqués localement. Cette étape de recherche doit être distinguée d’une production industrielle à grande échelle. Les informations consultées ne permettent pas d’en déduire un prix de vente ou une autonomie garantie. [2]
Stocker ne signifie pas produire davantage
Pour comprendre l’intérêt de ces travaux, il faut séparer deux fonctions. Un panneau photovoltaïque transforme la lumière en électricité ; un système de stockage conserve de l’énergie pour la restituer plus tard. Le département américain de l’Énergie rappelle que cette seconde opération entraîne des pertes : aucune batterie ne restitue exactement toute l’énergie reçue. [3]
Le stockage peut néanmoins rapprocher les heures de production et celles de consommation, notamment lorsque le soleil baisse alors que les besoins persistent. Deux valeurs comptent : la capacité énergétique, exprimée par exemple en kilowattheures, et la puissance délivrable, exprimée en kilowatts. Une grande réserve ne dit donc pas, à elle seule, quels appareils pourront fonctionner simultanément. [3]
Du prototype à un usage vérifiable
Pour une entreprise intéressée, la bonne question ne se limite pas à « combien peut-on économiser ? ». Il faut demander comment la consommation de départ est mesurée, sur quelle durée la comparaison est réalisée et dans quelles conditions l’équipement a été testé. C’est notre grille de lecture pratique, et non un bilan chiffré du salon.
La rencontre d’Alger donne ainsi des pistes concrètes à suivre : instrumentation, pilotage et stockage. Le prochain niveau de preuve sera constitué de fiches techniques complètes, de retours d’exploitation et de résultats reproductibles. Une démonstration encourageante ne doit pas être transformée en promesse de baisse automatique de la facture.
Sources
[1] APS — Clôture du salon à Alger, 15 octobre 2026. Consulté le 16 octobre 2026.
[2] APS — Innovations et prototypes présentés, 14 octobre 2026. Source de contexte consultée le 16 octobre 2026.
[3] Département américain de l’Énergie — Comprendre le stockage solaire, fiche pédagogique sans date affichée. Consultée le 16 octobre 2026.
Crédit photographique
Photographie d’illustration d’archive : panneaux solaires à Laghouat, Jemo2200, 12 avril 2018. Elle ne représente ni le salon ni les prototypes décrits. Original sur Wikimedia Commons. Version redimensionnée à 1 280 × 720 pixels, sans recadrage ; photographie maintenue sous licence CC BY-SA 4.0.
