Le 21 octobre 2026, le ministre sud-africain des Finances, Enoch Godongwana, a annoncé une enveloppe de 150 millions de rands destinée à renforcer les capacités techniques de l’unité chargée des services numériques. Celle-ci doit piloter le développement de MyMzansi, une application conçue comme un point d’accès commun aux services publics. L’annonce figure dans la présentation budgétaire de moyen terme du gouvernement. [1]
Un financement pour construire le service
Cette allocation relève du budget d’ajustement. Elle concerne les moyens techniques du projet, sans préciser son coût total ni annoncer une mise à disposition générale de l’application. [1]
Pour les citoyens, l’intérêt potentiel est simple : éviter de chercher chaque démarche sur un portail différent. Mais un point d’entrée unique n’a d’utilité que si les administrations auxquelles il donne accès peuvent effectivement traiter les demandes. La qualité du service dépendra donc aussi du fonctionnement des organismes concernés, au-delà de l’interface de l’application.
Quelles démarches sont envisagées ?
Selon MyBroadband, le projet vise notamment des démarches liées aux bourses d’études, au renouvellement de l’immatriculation des véhicules, aux certificats de naissance ou aux déclarations auprès de la police. Ces exemples décrivent les services envisagés, et non une liste de fonctions déjà utilisables aujourd’hui. [2]
Le média indique également que MyMzansi doit s’articuler avec les travaux sur l’identité numérique du ministère de l’Intérieur et sur les paiements numériques de la banque centrale. L’ambition est de rapprocher plusieurs éléments d’une démarche : identifier la personne, transmettre sa demande et, si nécessaire, effectuer un paiement. [2]
Un projet à distinguer d’une application disponible
MyBroadband rappelle qu’un prototype a été présenté en 2025 et rapporte un objectif d’accès sans consommation de données facturée pour l’application. Là encore, il s’agit d’une intention du projet, pas d’une garantie d’accès déjà appliquée à tous les usagers. [2]
Une application publique doit aussi rester compréhensible pour les personnes peu à l’aise avec le numérique. L’accompagnement des usagers et l’existence de solutions alternatives seront donc des critères utiles pour apprécier ce service lorsqu’il sera ouvert.
Sources et références
[1] Gouvernement sud-africain — Discours budgétaire d’Enoch Godongwana, 21 octobre 2026.
[2] MyBroadband, Luis Monzon — Financement de MyMzansi, 21 octobre 2026.
Sources consultées le 22 octobre 2026.
Photographie et droits
Photo d’illustration d’archive : bâtiment de Home Affairs, Harrison Street, Johannesburg, le 13 mars 2016. Elle ne montre pas l’annonce budgétaire ni l’application. « Johannesburg Harrison Street 02 » — Adamina, via Wikimedia Commons. Photo originale ; licence CC BY 2.0. Version redimensionnée en 1 280 × 960 pixels, sans recadrage. Liens consultés le 22 octobre 2026.
