L’essentiel
L’Algérie a attribué des licences 5G aux trois opérateurs mobiles nationaux à la fin de 2025. Les cahiers des charges organisent un déploiement progressif, avec des obligations de couverture, de qualité de service et d’information du public.Huit wilayas prioritaires
Au terme de la première année, les opérateurs doivent déployer leurs réseaux et lancer les services dans huit wilayas : Alger, Oran, Constantine, Sétif, Skikda, Ouargla, Tlemcen et Blida. Les textes prévoient également un lancement commercial dans les trois mois suivant l’entrée en vigueur des licences, avec un premier seuil de couverture dans au moins trois wilayas, dont Alger.Cette première phase vise les zones où les usages économiques, sociaux ou technologiques peuvent produire rapidement un impact. Elle permettra aussi de mesurer la qualité réelle du réseau avant son extension à une échelle plus large.
Une extension organisée sur plusieurs années
La deuxième année doit ajouter dix wilayas, parmi lesquelles Béjaïa, Bordj Bou Arréridj, Tindouf, Timimoun, In Salah, Touggourt, Mostaganem, Annaba, Batna et Tizi Ouzou. De la troisième à la sixième année, dix nouvelles wilayas doivent être couvertes chaque année. L’objectif réglementaire est d’atteindre les 58 wilayas au terme de la sixième année.Les opérateurs peuvent avancer plus vite dans des zones non obligatoires, mais ils doivent alors respecter les exigences de qualité annoncées et mettre à jour leurs cartes de couverture.
Au-delà du débit
La 5G ne se résume pas à accélérer les téléchargements. Les licences envisagent des usages comme la connexion massive d’objets, les applications à faible latence et les services industriels. Leur développement dépendra du coût des offres, de la disponibilité des appareils compatibles, de la couverture intérieure et des besoins des entreprises.Source : Ministère de la Poste et des Télécommunications, décrets exécutifs n° 25-301, 25-302 et 25-303 relatifs aux licences 5G.https://www.mpt.gov.dz/decrets/
